Plus de cinquante ans d’actions… Au sortir de la Seconde Guerre mondiale, seules les veuves de guerre avaient un statut reconnu. Les veuves civiles ne bénéficiaient de la sécurité sociale qu’un mois après la mort de leur mari, et elles perdaient les allocations familiales si elles ne travaillaient pas. Pour pallier cette situation, des veuves de Paris, d’Isère et de Loire-Atlantique se sont regroupées pour défendre leurs intérêts. C’est ainsi que naît la première “association des veuves civiles”. En prenant de l’ampleur, elle devient la Fédération des associations de conjoints survivants vers la fin des années soixante. Actuellement, la Fédération regroupe quatre-vingt-treize associations départementales dont les actions s’articulent autour de quatre thèmes : – informer les veuves face à une réglementation excessivement diverse et complexe, – les représenter auprès des pouvoirs publics afin de faire évoluer une législation généralement défavorable, – alerter l’opinion et les couples sur les mesures de prévention propres à atténuer les conséquences du veuvage, – aider la veuve à se construire une nouvelle identité après le travail de deuil. Le travail de deuil… Une écoute individuelle est assurée dans chaque département par des veuves et des veufs bénévoles. Si, bien souvent, les personnes viennent d’abord pour trouver des informations et des conseils relatifs aux démarches administratives, elles parlent aussi de leur chagrin, de leur solitude ou leurs difficultés à vivre sans l’autre. Certains départements proposent des groupes de paroles : fermés, ils accueillent environ six personnes pour un nombre de séances prédéterminé. Ouverts, ces groupes permettent à chacun de venir quand il le souhaite. …doublé d’une action politique En parallèle à l’accueil, la FAVEC interpelle et sollicite les pouvoirs publics pour améliorer les conditions de vie des veuves et des veufs. Les problèmes des retraites et des reversions, de l’assurance veuvage et de l’allocation ” prestation autonomie” sont au coeur des préoccupations actuelles de l’association. Pour les veuves de moins de cinquante-cinq ans, l’accent est mis sur la nécessité d’une formation ou d’une remise à niveau, surtout si elles ne travaillaient pas avant la mort de leur conjoint. Par Sandrine Damie Pour plus d’informations FAVEC 28, place Saint-Georges 75009 Paris Tél. : 01 42 85 18 30 Fax : 01 45 96 01 06 http://www.favec.asso.fr/